Posted by on juil 10, 2015

En réaction à l’individualisme qui bride l’échange et la créativité entre citoyens de tous horizons, meandle a eu l’envie de s’inviter au Parc Monceau, ce 6 juin dernier. Histoire de mettre un peu la zone. Aidé en cela par des étudiants de l’Iscom, l’objectif était de dénicher ce que la population peut avoir dans la tête en matière de pépites musicales. Nous n’avons pas été déçus.

À la recherche de la chanson de l’été

Pour « appâter le chaland », meandle avait dressé son stand en début d’après-midi, distribuant soda et bonne humeur aux riverains du parc Monceau. L’idée était simple : faire émerger chez les passants (des 18-30 ans mais pas seulement) des idées de chansons ou de thèmes musicaux qui illustrent la saison estivale. La consigne était simplement de ne pas brider l’imagination de nos « quidam ». Et de leur demander d’inscrire la chanson qu’ils avaient en tête sur une ardoise prévue à cet effet.

Meandle ou l’art de la maïeutique (en toute modestie!)

La maïeutique : c’est cet art très socratique de faire accoucher les esprits de ce qu’ils ont de meilleur. Et en matière musicale, puisque c’est de ça qu’il s’agissait, nous avons été servis, car les différentes personnes interpellées nous ont bluffées.

De Tchaïkovski (« La Valse des Fleurs ») jusqu’à Bob Marley (« One Love ») en passant par Billy Idol, ces jeunes gens ont prouvé – s’il en était besoin – que leur spectre musical est large. Nous les avons trouvés dans des registres où on ne les attendait pas, aux confins de la pop (Pharell Williams) , du reggae ou de la musique classique. Des ados du lycée Carnot tout proche ont même voulu jouer les durs et se payer une part du ghetto, en citant « Baby » de l’illustre Booba, comme chanson de l’été. Mortel !

Et la conclusion de l’opération ?

Il était bien difficile de distinguer un titre parmi d’autres. Et du reste, ce n’était pas le but de l’opération. En revanche, cela a accrédité la thèse de meandle, pourfendeur de la supersonnalisation des contenus,  et qui surtout estime que chacun porte en lui des contenus originaux et variés. Musicaux ou autres, bien entendu. C’était l’occasion aussi de battre en brèche « l’essentialisation » dont sont trop souvent victimes différentes catégories de population : Parce qu’on est jeunes on ne pourrait donc pas  avoir Tchaïkovski  comme référence, de même qu’apprécier Maître Gims alors qu’on a 60 ans est vécu comme de l’hérésie ?

La seule vérité qui s’impose réellement, c’est bien que la découverte est en chacun de nous : nous connaissons des tas de choses que nous soupçonnons à peine. C’est une des raisons d’être de meandle: faire émerger cette originalité !

Vous pouvez également nous suivre sur notre compte Périscope (« Meandle ») pour suivre les prochaines diffusions live de nos interventions. Bonne découverte !

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